Les Artistes et Artisans d’Oppède

Michel LOEB, Artiste Peintre
michel loeb bd

Né en 1931 à Saint-Cloud, Michel Loeb était bien loin de se douter qu’il serait un jour peintre. En 1970, il prend la décision de se consacrer à la peinture. Jusqu’à cette époque, il suit la voie familiale, comme son père il sera joaillier après avoir appris la taille des diamants.
Il est un « peintre du dimanche » lorsqu’il vient s’installer dans la campagne, à 40 Km de Paris, avec sa femme et ses quatre enfants. Au hasard d’un voyage, il rencontre le marchand Félix Vercel qui le prend sous contrat et l’expose à Paris et à New York. C’est la grande vogue du naïf.
Michel Loeb trouve très vite la voie du succès, à raison d’une exposition par an, de 1970 à 1988. Il se constitue alors une œuvre de qualité reconnue par des collectionneurs, tant en Europe qu’aux États-Unis. Depuis 1989, il vit et travaille en Provence, au lieu-dit : la Ferme du bon Dieu sur la commune d’Oppède, au milieu des vignes et des oliviers, où il trouve l’inspiration propice à de nouvelles créations.
https://www.youtube.com/watch?v=lRwRm1RIjoo

L’ATELIER DU MOULIN, les créations d’Aurore
atelier du moulin

Aurore vous recevra dans son atelier face au Luberon dans une ambiance paisible, conviviale et chaleureuse, mettant ses talents de couturière et confection à votre service aussi bien dans l’habillement que l’ameublement. Une fermeture éclair rebelle à changer sur votre jean préféré, un ourlet ou la réalisation complète d’un vêtement à partir d’une idée , d’un tissu, tout ( ou presque…) sera possible !
Aurore se lance aussi dans la création de modèles uniques avec la réalisation de robes pour petites filles sous sa marque « ma choupette ». En préparation ; une collection de robes et tuniques pour le plaisir des plus grandes…
Passionnée d’Art et de dessin, elle envisage également à la rentrée prochaine, la mise en place d’un atelier pour enfants consacré aux Arts plastiques.
Alors RDV à l’Atelier du moulin ou l’on fait vivre les matières ! Du mardi au vendredi de 09h à 13h. L’après-midi sur RDV. Tél : 06 07 78 60 31
320 Route du Four neuf 84580 OPPEDE

Denis BOUNIARD, Céramiste
denis bouniard

Denis Bouniard est né le 05 -10- 1958 à Carpentras, après des études au CREAR, il obtient son diplôme de céramiste avec une spécialisation sur le travail des émaux.
Il présente des pièces décoratives et utilitaires.
Les pièces uniques réalisées en grès, sont émaillées à partir de mélanges de minéraux, d’oxydes et de cendres végétales donnant aux objets ainsi réalisés des tonalités allant du rouge de fer au bleu de fer.
L’atelier-boutique, situé au cœur du Luberon dans le village d’Oppède le Vieux accueille les visiteurs.
Ouvert de 10h à 13h et de 15h à 19h de pâques à mi-septembre ; accueil sur rendez-vous en téléphonant au 04 90 76 75 10 hors saison.
www.denisbouniard.com

Jean-Paul CLEBERT, écrivain

jean paul clebert

Né à Paris, en 1926, Jean-Paul Clebert, s‘est d’abord attaché à décrire, dans « Paris insolite », puis dans la « Vie Sauvage », les difficultés et les plaisirs d’une vie en marge de la société. En 1956, Clébert découvre les villages alors abandonnés de la Provence et décide de s’y installer à demeure. Il vit, depuis dans le Luberon, d’abord sur les hauteurs de Bonnieux (plateau des claparèdes) ; et depuis 1968 habite au Vieux Oppède. Outre de nombreux ouvrages sur la Provence, on lui doit des essais sur la France des mentalités et des identités régionales et sur nos racines profondes (Provence antique) ; des biographies ( Mistral, L. Colet, de la famille Daudet, de J Drouet ) .
A Oppède-le-vieux, la colonie d’artistes s’est formée autour du photographe américain Brodvitch, qui occupa jusqu’à sa mort le vieux moulin sis près de la fontaine. Dès juillet 1940, il accueillit là des réfugiés qui avaient nom Bernard Zehrfuss, Etienne- Martin, le Conteur, Staly, Nicole Ollier et Albert Rémy, qui est enterré là… Puis vint Jacques Hérold qui n’a cessé d’aimer le Luberon au point de résider désormais trois fois par an sa maison de lacoste. Consuelo de Saint-Exupéry a rapporté, à sa façon, dans son roman intitulé Oppède, la vie quotidienne de ces artistes en proie à la beauté stupéfiante du pays mais aussi à la fringale jamais assouvie de cette période occultée. Chacun s’était choisi sa maison, toutes ouvertes à tout vent, et s’abritait comme il pouvait pendant les rudes hivers. Les terrasses attenantes étaient transformées en pauvres jardinets où il fallait d’abord monter la terre noire de la plaine pour y obtenir de maigres salades. La paix revenue, tout ce beau monde fila à tire-d’aile, loin de ce nid de rapaces où il avait crevé de faim. Y vinrent plus tard le peintre Jean Bertrand, qui m’apparut toujours comme un oiseau de tempête, un fou de Bassan, qui nichait quant à lui dans les remparts, véritable gardien de phare de ce village en perdition, puis le sculpteur Marlens, et Jordan, et Priking, tous habités par le génie du vent…Cet hiver, il n’y a plus que Marlens, qui ne sort jamais de son trou. Les veilleurs se font rares.
Jean-Paul Clébert : Vivre en Provence (Tchou) 1977 page 73 avec l’autorisation de l’auteur. A la bibliothèque d’Oppède, samedi 21 juillet 2007, en présence du conseil municipal d’Oppède, le maire Albert Calvo et Jean-Paul Clébert ont coupé le ruban tricolore inaugurant ainsi la nouvelle salle Jean-Paul Clébert, (espace patrimone local).

Laurent Xavier Cabrol

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Après les jeunes années auprès du sculpteur Ferdinand Marlhens à Oppède le Vieux, les Beaux Arts d’Avignon, sa formation complémentaire au muséum d’histoire naturelle et aux Beaux Arts de Paris, il publie bon nombre de ses dessins dans la presse nationale et restera par la suite constamment en écho aux écrits de ses amis poètes. A l’époque, il réalise également des trompe-l’œil et décorations murales monumentales, mettant en scène les desiderata des commanditaires rencontrés par l’entremise de décorateurs et architectes. Le galerie Jean Sordini à Marseille l’expose alors régulièrement et permet au jeune peintre de trouver sa vitesse de croisière. La peinture de Cabrol s’est nourrie de ses terres oppédoises d’enfance et, des telluriques et des perspectives contradictoires et majestueuses d’un pays de contrastes.
Les expositions (dont les titres parlent d’eux-mêmes) égrènent les thématiques au fil du temps (Espaces/Signes, Matinales, Efflorescences, Jardins rêvés, Impressions du Sud, Abrupts et caractères…) et déclinent en très grand format nombre d’évocations, de rêveries, de nus, un bestiaire sans cesse renouvelé et la série constante de figures dites “caractères” qui au-delà de toute tentative de portraitisation donnent à voir ce qu’il y a à la fois de singulier et de commun dans tout être humain.
Une manière bien personnelle de “rendre l’âme” comme l’écrit le critique d’art Yves Gerbal à son sujet. Il vit dans la maison de famille dont les portes s’ouvrent aux artistes pour des “Poésies sous l’arbre” qui sont devenues au fil des années des rencontres discrètes entre musique, mots et pierres au sein du vieux village au creux de l’été. (Sur RV 07 77 22 93 42, à compter d’avril 2015)